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2010.. L’aventure CORSE

Nous ne faisons que passer.

L’idée vint la semaine de mes 41 ans. Depuis le temps que je me programmais des trucs dans la tête, que je lisais les aventures des uns et des autres, il fallait que je me lance, que je commence enfin. Bien sûr en + de 40 ans il y eu un tas d’aventures, souvent individuelles mais de petites envergures, de multiples périples, de petites traversées (Ardennes, Vercors, Pyrénées,  Livradois Forez, la fabuleuse baie de Somme, l’Irlande, le Portugal, un peu d’Abruzzes, de Slovénie, de Haut-Jura ..) mais jamais complètement seul sur une période nécessitant un engagement plein et entier.

C’est ainsi que, le 15 novembre 2009 exactement, après un délicieux repas de célibataire, le ventre rempli de ces délicieuses nouilles chinoises amoureusement préparées en 3 minutes chrono avec juste un peu d’eau bouillante versée jusqu’au trait, je me recueillais dans  le canapé et décidais d’aller faire un peu de Kayak en Corse. J’élaborais tranquillement un plan d’actions : d’abord récupérer un peu d’info histoire de voir si mon idée tenait la route et de me rassurer un peu, puis définir la meilleure période et le temps nécessaire pour parcourir les quelques centaines de km de la périphérie de l’Ile.

Et puis, estimer le budget, trouver un kayak qui rentre dedans, lister le nécessaire : pagaie, tente, réchaud, habillement, cartes, etc.. toutes ces petites choses nécessaires pour aborder sereinement mon périple en solitaire sans galérer en sachant qu’un oubli serait difficilement rattrapable sur place même si la Corse n’est pas le Katchamka (patience, ça viendra..) ; définir les étapes, cogiter sur la nourriture à embarquer, etc..

D’autres l’avaient fait avant moi bien sûr !  Des morceaux de Corse, des tours complets, des tours de Corse + Sardaigne, et même en partant d’Italie pour rallier l’Afrique.  Je me fixais la période d’un printemps avancé histoire de ne pas trop prendre de risque au niveau du temps.

Je commençais la recherche du kayak en décembre. Mon choix fut rapidement fixé sur un modèle de la société PLASMOR qui avait équipé Kim Hafez  (UNGHALAK La quête sauvage NOMADE DUGRAND NORD )  et Pierre Fijalkowski (3000 km en Kayak). Un beau BELOUGA  ferait l’affaire !

Pas facile à trouver ! Quelques spécimens me filèrent sous le nez mais je n’étais pas trop déçu car j’en étais au début de mes recherches et bien que beaux ils étaient tous très loin. Fallait cependant que je me rende à l’évidence, un kayak de mer ça se trouve forcément au bord de la mer … c’est à dire à environ 1000km du Jura..  Je commençais ainsi à sérieusement cogiter en les voyant me filer sous le nez..

Et puis un samedi après-midi de décembre, alors que je réfléchissais intensément en faisant la vaisselle, sonnait à ma porte mon ami sculpteur du plateau et compagnon de bivouac. Quelques gorgées de bière et histoires plus tard il me demanda si moi, Christophe F., allait me laisser emmerder par quelques doutes et quelques centaines de kilomètres…vu sous cet angle..

 Et puis le 18 décembre exactement vint un mail, le mail qui devait définitivement m’ôter toute hésitation de la tête :

 « Je suis persuadé que l’on a la vie que l’on se crée. Rares sont ceux qui en toute vérité ont dû subir leur existence. Il se présente toujours au cours d’une vie, la chance de cette vie. Plusieurs chances parfois. IL faut savoir ne pas rester le cul sur une chaise, mais la saisir dans son vol éphémère. Et pour cela savoir ce que l’on veut, le vouloir et donc vouloir vouloir. Et décider. Donc prendre des risques. Malgré la trouille…La seule chose promise d’avance à l’échec est celle que l’on ne tente pas. »

Citation de Paul Emile Victor tiré du carnet secret de Benoit J. pour Christophe F !

Un soir de décembre, je trouvais enfin, sur la 12e page de google, l’annonce que je cherchais :

 » Le Team vend 3 Kayaks Beluga….  » ;  Le contact fut aussitôt pris, quelques dizaines de mails et coups de tel plus tard, je descendais le 16 janvier, un samedi de méga déluge en Ardèche chercher le kayak.

Pour l’histoire, la neige bloquait une bonne partie des autoroutes de France et les saleuses faisaient des allers et retours à 30km/h sur ma route. Il neigeait à tel point que je ne pus accéder au gîte de Marc et lui ne put venir jusqu’à moi avec son… LAND ! !  Il vint me chercher à pied et dès que l’affaire fut conclue me raccompagna vers mon Landy en courant dans la neige, le kayak accroché par un boot à la taille, et moi courant à côté…..

 Au retour je repassais par Lyon, m’arrêtais au vieux campeur où une horrible vendeuse trés désagréable tenta de me faire croire que si je n’avais pas « LA PAGAIE » la plus chère du magasin, je devais rester chez moi..

Je rentrais sur Orgelet en faisant une escale à Oyonnax au   CSO    pour y manger une énorme part de tartiflette avec les copains.

 
 
   Jusqu’ici tout va bien … mais l’important c’est pas la chute, c’est l’atterrissage (la haine)
 
  Si on m’avait dit (mon pote )
 
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